Mini stages

DIMANCHE 19 JANVIER 2020

Je ne reprends pas ici les détails sur l’anatomie du dos, regardez un peu plus bas dans le descriptif du mini stage du dimanche 17 novembre 2019.

Nous verrons lors de ce mini stage comment soulager les dorsalgies, ces douleurs présentent tout le long du dos, plus intense au niveau du milieu du dos (cyphose, scoliose, lésions dégénératives des cartilages articulaires).

Ces douleurs peuvent également survenir après une fatigue profonde, un surmenage, une grande activité physique ou à la suite d’un choc émotionnel. Ces différents facteurs provoquent une contracture douloureuse des muscles du dos.

Dans ce cas sont recommandés du repos, des exercices respiratoires visant à apporter de la détente, des positions d’étirement et de relâchement, de la relaxation sont préconisés.

 

DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019

Pour commencer cette série de mini stages, nous aborderons les problèmes de dos, plus spécifiquement le bas du dos.

Voici quelques détails concernant cette partie du corps humain :

ANATOMIE DU DOS

La colonne vertébrale est constituée de 24 vertèbres (7 cervicales, 12 dorsales, 5 lombaires), auxquelles s’ajoutent des vertèbres « soudées » : sacrum et coccyx. Entre les vertèbres mobiles, les disques intervertébraux (anneau de cartilage fibreux et noyau gélatineux) permettent les mouvements de la colonne et jouent un rôle d’amortisseur.

Les vertèbres présentent un canal (le canal rachidien) en leur centre par lequel passe la moelle épinière. Celle-ci se divise en différentes racines nerveuses, qui émergent à l’arrière de chaque vertèbre pour innerver différentes parties du corps.

Tout autour de notre colonne vertébrale, des ligaments et des muscles puissants viennent renforcer cette armature.

LE MAL DE DOS

  • Origine ostéo-articulaire

L’usure des articulations : l’arthrose destruction progressive du cartilage ; douleurs sourdes et chroniques accentués la nuit et lors d’immobilisation prolongées. En favorisant la formation de petites excroissances osseuses (becs de perroquet) l’arthrose peut être responsable de pincements nerveux.

Certaines maladies rhumatismales peuvent affecter la colonne vertébrale : la spondylarthrite ankylosante (maladie auto-immune qui se manifeste par des poussées d’arthrite et par une inflammation des tendons et des ligaments), l’ostéoporose (diminution de la densité osseuse à la ménopause dû à la chute du taux d’oestrogènes).

La déformation de la colonne : scoliose, cyphose.

  • Origine musculaire

Le lumbago ou « tour de rein ».  Il survient brutalement au niveau des lombaires, après un faux mouvement, et est accompagné d’une sensation « de rupture », « de déchirement » ou « de claquage ». La douleur est subite, intense et paralysante.

  • Origine névralgique

Les douleurs d’origine nerveuse correspondent à des « pincements » ou des « compressions ».

La hernie discale correspond à la saillie d’une partie du noyau d’un disque intervertébral. Elle survient quand le disque est usé, fissuré ou suite à un choc important ou un mauvais mouvement brusque.

La sciatique (nerf sciatique qui innerve la partie postérieure de la cuisse et de la jambe) ou la  cruralgie (nerf crural qui innerve la partie antérieure de la cuisse).

Les pincements nerveux au niveau d’articulations arthrosiques  sont décrit de la même manière : lors d’un mouvement, une douleur vive et foudroyante qui irradie.

Le mal de dos peut être aigu ou chronique, quand il persiste au-delà de 3 mois. Pour le soulager, il faut bien évidemment en connaître la cause exacte. Votre médecin procédera à un examen approfondi et à un interrogatoire complet avant de vous prescrire, éventuellement, des examens complémentaires pour confirmer son diagnostic. Il pourra alors vous proposer, si besoin, un traitement adapté. Les dorsalgies étant souvent associées des mauvaises postures, il vous faudra corriger vos habitudes au quotidien : adopter les bonnes positions dans la vie de tous les jours, faire de l’exercice adapté pour muscler le dos et les abdominaux, etc. Dans beaucoup de cas, ces mesures préventives sont suffisantes pour soulager un mal de dos passager, et pour éviter qu’il ne réapparaisse.

  • Origine : le stress.

La colonne vertébrale et tous les muscles qui s’y rattachent sont soumis à rude épreuve tout au long de la vie. Ils conservent longtemps les traces de traumatismes anciens et d’ accidents. De plus, nous souffrons tous de lésions plus ou moins importantes : disques intervertébraux usés, hernies, arthrose… Dans ce contexte, l’anxiété et les soucis pèsent de tout leur poids sur des zones déjà fragilisées.

« Le stress abaisse les défenses immunitaires de l’organisme, ce qui favorise l’apparition de zones d’inflammation sur des disques intervertébraux ou des tendons ».

Des mauvaises postures à répétition : Passer des heures assis devant un écran d’ordinateur, la tête projetée en avant et les épaules remontées : rien de tel pour faire le lit des tensions musculaires ! Et les longs trajets en voiture, ankylosé et secoué sur un siège inconfortable : pas terrible non plus… A cela s’ajoutent la sédentarité et le manque d’activité physique qui font fondre les muscles du dos, le rendant d’autant plus fragile et sensible aux agressions.

Un diaphragme qui se crispe : Sous le coup du stress, la respiration s’emballe ou se bloque. Or, le diaphragme s’insère sous les côtes jusqu’aux vertèbres. S’il se crispe, c’est toute la région dorso-lombaire qui ne fonctionne plus normalement.

Il y a un lien étroit entre stress et douleur. Nous sommes capables de supporter un stress passager, quitte à aller marcher en pleine nature ou nager un peu pour se détendre. Mais, à la longue, le stress peut dérégler les circuits de la douleur en prenant des proportions inattendues. Le mal de dos devient alors source d’anxiété et ça renforce le stress initial. C’est un cercle vicieux.